Découvertes manga auto-édition [Japaniort 2019]

JAPANIORT 2019

 

Bonjour tout le monde, ça fait longtemps que je n’ai pas écrit japaniort 2019 affichequelque chose sur mangalerie. Je vais me rattraper avec ce petit laïus sur le festival Japaniort. Pour ceux qui ne savent pas, je fais parti de l’organisation du festival depuis trois ans, c’est une des raisons principales de ma quasi inactivité sur le site d’ailleurs. Dans cet article je reviendrai rapidement sur la convention en elle même, mais surtout sur les quelques mangas auto-édités que j’ai pu découvrir. Je sais qu’il y en avait d’autres et j’aurais aimé pouvoir me les procurer mais le temps m’a manqué pendant l’event, je me rattraperai une autre fois.
L’affiche a été conçue par Degoud c’est un artiste très talentueux Niortais qui confectionne les illustrations selon ses inspirations du moment. Pour celles-ci c’est résolument la culture urbaine qui prédomine, il en ressort une originalité impressionnante !
Pour le bilan du festival, pas moins de 4500 entrées payantes ont été enregistrées, ce qui est beaucoup mieux que l’année passée. Il faut aussi prendre en compte que l’année d’avant le contexte météorologique était rude (36° à l’ombre presque 45° dans la halle), de plus l’effet coupe du monde de football a surement joué (France Argentine dans l’après midi). Du coup, on considère l’édition 2019 comme une grande réussite. Japaniort 2019, c’est pas moins de 4 concerts, une quarantaine d’ateliers, une bonne vingtaines de conférences et mini event sur la scène « radio ». C’est également une trentaine d’associations, des exposants commerciaux et créateurs, ainsi que beaucoup d’illustrateurs/auteurs (plus de 40). Forcément il en ressort énormément de talents et quelques découvertes !
Nous avions invité quelques mangakas, Reno Lemaire en chef de fil avec Romain son cousin qui officie sur son manga Everdark, Nicolas David a répondu présent pour la troisième année consécutive e a présenté son troisième tome de Meckaz. Mickaël Almodovar a dû annuler sa visite car il était malade (Les Torches d’Arkylon). JustLoui est un jeune auteur qui sort de l’EIMA l’école toulousaine, il s’auto édite pour l’instant mais ça changera surement, il nous a animé deux ateliers de dessins mangas et a présenté son dernier travail Red Flower Stories, je reviendrai dessus plus tard. Aerinn a pu venir aussi grâce à la collaboration avec la librairie spécialisée poitevine Tanukie, Aerinn est l’autrice de Chronoctis Express, pour ceux qui ne connaissent pas, jetez vous dessus !

Lugus ou la légende du chaudron de Dagda par Lao

Lugus est un one shot réalisé par Lao, une jeune toulousaine qui ne manque pasLugus Lao japaniort 2019 de savoir faire.
L’histoire nous emmène directement sur une île avec une jeune héroïne qui recherche un chaudron magique. Ce chaudron est issu d’une légende celte et pour moi qui ne suis pas familier avec ces légendes je me retrouve donc dans l’inconnu. On suivra la relation entre notre protagoniste principale et un géant, Lugus, qui est en charge de surveiller les artéfacts magiques. Je suis surpris de voir autant de densité sans qu’il y ait de lourdeur dans ce one shot qui n’a pas tant de pages que ça. Le gros point positif de Lugus c’est clairement la qualité du dessin, l’histoire et la narration sont bien mais nécessiteraient plus de pages pour gagner en puissance. Mais le dessin est vraiment de bonne factures, grosses mention pour les décors ! Le chara design est bon aussi, les personnages sont identifiables et reconnaissables et le méchant a une vrai tête de méchant. Une bonne surprise avec ce one shot !

La boniche des enfers par S.L.C

S.L.C est étudiante à l’EIMA l’école toulousaine de manga, avec son one shot elleJapaniort 2019 SLC La boniche des enfers EIMA s’est fait plaisir ! En prenant comme référence son job étudiant  qui n’est autre que femme de chambre d’hôtel, elle en a fait un shonen bien tripant. Une jeune femme se retrouve à devenir la femme de chambre de satan et doit remettre de l’ordre dans la chambre de cerbère. Bien entendu dans la dite chambre c’est le bazar le plus complet. Elle développera des super pouvoir du rangement et on aura droit à des scènes badass de ménage ! Le WTF mélangé à de réelles compétences de mangaka, car SLC nous a produit un one shot avec plusieurs petites histoires de qualité ! Les dessins sont vraiment bien même si par moments cela manque de précision mais les pages sont bien calibrées et le rendu final est top.

 

Neraka par Olivier Huchet et Julien Stressel

Bon, c’est la découverte qui m’a le moins séduit pour être franc, mais malgré japaniort 2019 Nerakatout il y a du positif dans ce titre.N’étant pas un grand fan de fantasy il me faut du XXL pour me satisfaire, c’est peut-être pour cela que le titre Neraka m’a laissé un peu de marbre. L’histoire entame son début on n’a donc pas encore beaucoup de contenu à se mettre sous la lunette. Mais on s’aperçoit que l’univers étendu imaginé par Olivier Huchet en a sous le coude ! Le dessin de Julien Stressel a quand à lui des irrégularités flagrantes. Les scènes de combats ne sont pas du tout maîtrisées mais ça reste acceptable (dixit celui qui maîtrise le bonhomme bâton). De même pour les scènes vu de haut avec un angle large, on se rend compte d’un travail certain sur une bonne partie des scènes qui rendent très bien d’ailleurs, néanmoins certains détails dénotent complètement, c’est troublant. Pour relativiser, il s’agit ici du premier tome, nous constatons régulièrement des mangas ayant une progression sur les tomes suivant le premier, je suis sûr que Neraka fera de même. Une chose est sûre c’est que je continuerai de les soutenir en achetant les tomes suivants.

The sacred mountain par Medzi-o

The sacred mountain a de quoi attirer beaucoup de lecteurs, en effet, visuellement japaniort 2019 Medzi-o the sacred mountain mangac’est propre, c’est beau et ça a un côté attractif difficile à expliquer. Medzi-o est un jeune auteur qui a fait l’expérience du Japon pour se faire éditer, ce fût un échec mais il en est ressorti assurément grandi et rechargé à bloc !  Ce one shot d’une trentaine de page est donc le projet  (pilot) qu’il a présenté aux éditeurs japonais. L’histoire est assez banal, des jeunes qui revienne se venger d’une sorte de « chef du village » aux allures de gourou de secte. Ils sont étrangement forts, ce qui interpelle à la lecture et mettent à mal le vilain très rapidement. Voilà, l’histoire est beaucoup trop rapide pour être prenante, c’est dommage car même s’il y a des défauts de réalisation, on sent un réel potentiel dans ces héros 100% shonen. L’auteur nous assure vouloir faire une suite, ou reprendre cet univers qui ne demande qu’à être développé et amélioré avec un vrai développement narratif. Bref, encore du budget prévu pour Medzi-o pour son prochain manga, un auteur à suivre de près, en plus il est trop sympa ! Comme les autres auteurs présentés ici d’ailleurs ^^

Les héritiers d’Agïone par Tpiu

Tpiu commence à se faire une petite réputation dans le monde du manga auto Japaniort 2019 Tpiuédité puisque cela fait pas mal d’années qu’elle écume les salons. Après un concours au Japon, elle est suivi par un tanto au Japon qui suit ses progrès et lui confère de précieux conseils afin de se faire éditer au Japon. Elle nous a fait le plaisir de venir à Japaniort cette année et nous avons pu découvrir ses travaux. Outre Le roi des chapeaux, c’est surtout sur le premier chapitre de Les héritiers d’Agïone que j’ai jeté mon dévolu. Cette histoire n’en est qu’au début et c’est probable qu’elle n’aboutisse jamais à une fin car c’est un « petit » projet annexe qu’elle a mis en place sur les réseaux sociaux. En effet elle a lancé tout un tas de questions/sondages et sa communauté a pu participer au « montage » de l’intrigue, à la conception des chara designs et des personnages. C’est donc un manga concept très intéressant que je souhaitais lire en version papier.

Red flower stories par JustLoui

Nous avions déjà sollicité JustLoui l’année dernière pour animer des ateliers, japaniort 2019 Red flower stories Justloui mangacette année encore il a répondu présent. Loui travaillait depuis quelques temps sur un projet d’auto édition qui pourrait également faire office de dossier pour se faire éditer dans une maison d’édition. Il a fait financer son manga via un Ulule qui a été un succès ! C’était donc l’occasion de lire ce manga constitué de plusieurs petites histoires dans le même univers.  Pour être franc je suis un fan de son travail, je savais déjà que je serai conquis d’autant plus que j’ai pu voir pas mal de WIP et ai pu me faire une idée de son univers. On se trouve dans un village aux tonalités africaines. Un côté tribal très présent dans toutes les histoires nous présente des personnages vraiment bien amenés. Le jeune Keli plein de fougue qui découvre le vrai sens de l’art martial local nous plonge dans un rite initiatique et un passage vers l’âge adulte avec beaucoup de réflexion, de sagesse et sans tirer vers le moralisateur. On découvre également Anansi qui est inspiré d’une légende d’Afrique de l’Ouest. La grand mère du village nous rappelle immédiatement Le film d’animation Coco de Disney et son rapport avec les anciens. Vraiment au niveau des thématiques, du récit en lui même ou encore des personnages on a un niveau assez impressionnant. Mais c’est sans compté sur Loui et son niveau de dessin bluffant ! L’anatomie, le dynamisme, les décors etc fourmillent de détails. Vous l’aurez compris n’hésitez pas un seul instant si vous croisez sa route lors d’une convention, jetez vous sur son travail. On reparlera surement de Loui.

GALERIE

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Gé L’Otaku Poitevin

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