Stray dog, manga french touch 2.0

Nom : Stray dogStray dog vanrah glénat manga

Auteur : VanRha

Editeur : Glénat manga

Cible éditoriale : seinen

Genres : action, mythe, thriller

Année de parution : première édition 2013, 2015 pour glénat

Nombre de tome : 1 tome en cours

 

A propos de l’auteur :

Vanrah auteur mangaka Stray Dog GlénatVanRah est une auteure française s’étant fait connaitre dans le monde du fanzine en remportant plusieurs prix dans différentes conventions. Japan Touch de Lyon avec « La Mécanique du Cœur », en 2011 à Japan Expo avec « Akazukin », 2eme meilleur fanzine avec Stray Dog en 2011 au comic live de Paris et en 2012 à Japan Expo avec Neverend. Elle signe aujourd’hui avec Glénat, ce qui montre son talent indéniable au vue de tous les prix gagnés.

L’histoire :

Stray Dog Manga Glénat Vanrah FrançaisNous sommes emportés dans un monde, Ishtar, dans lequel il existe des créatures mythologiques dangereuses pour les humains, les karats. Ces créatures peuvent prendre une apparence humaine afin de se dissimuler et vivre libres. Il existe des arènes illégales où se passent des combats organisés entre ces bêtes. C’est ici qu’un de nos protagonistes principal rencontrera le second. Senri Aokideso est un scientifique renommé dans la lutte anti-karats et il se retrouve face à un gros bonnet des quartiers sombres. Il est le propriétaire de Toru et il souhaite asservir encore plus son karat qui est trop puissant pour les moyens conventionnels afin qu’il lui obéisse au doigt et à l’œil. Toru est un Lycan, animal légendaire capable des pires massacres de masse. Au premier abord il semble calme et presque humain, mais un terrible démon dort dans ce corps de jeune homme. Étrangement une sorte de lien se créera rapidement entre Stray Dog Manga Glénat Vanrah Françaisle « chasseur » et le lycan. Certaines personnes veulent la sécurité de la population, c’est pour cela qu’il y a une lutte contre les karats, on retrouve le Vatican (légèrement retravaillé pour le manga) avec une armée d’exorcistes et on retrouve également le BIRD, une société qui asservit les karats avec des moyens scientifiques (le travail d’Aokideso). Ces créatures sont si dangereuses qu’il est nécessaire de lutter contre elles afin d’éviter trop de mort, du moins c’est la vision humaine de la situation…

Critique :

Stray Dog Manga Glénat Vanrah FrançaisLe tableau une fois présenté, on peut clairement comprendre que l’univers inventé par VanRah est assez sombre. C’est illustré de la sorte avec beaucoup de case très noire. Le dessin est maîtrisé et on est en présence d’un style qui se remarque. En effet les personnages ont quelque chose de reconnaissable par rapport aux autres manga, l’auteure a clairement acquis son style graphique et on se délecte de quelques doubles pages simples mais magnifiquement agencées. Seule petits grain de sable dans les rouages, les visages des personnages peuvent être un peu trop ressemblant les uns aux autres. Sinon le dessin est certainement fait en numérique (je me trompe peut être) donc certains pourraient ne pas apprécier car il y a toujours le débat ordi contre tradi… Par contre on ne peut que constater que Stray Dog est beau dans un style un peu gothique.

L’histoire est réfléchie, on sent une attirance particulièreStray Dog Manga Glénat Vanrah Français de l’auteure envers les créatures mythiques, notamment les lycans qu’on a déjà pu voir dans Red, c’est un one shot qui a fini parmi les finalistes lors du tremplin Ki-oon. La bête du Gevaudan revisitée est une petite surprise de l’auteure, en effet se servir des légendes françaises est bien pensé surtout que comme le Japon on a aussi nos propres mythes et créatures ! Etant donné qu’on reste centré sur des relations en petit comité on en n’apprend pas beaucoup sur la ville d’Ishtar, si ce n’est les rapports un peu conflictuels entre l’église et le BIRD. Ils n’ont pas la même manièreStray Dog Manga Glénat Vanrah Français d’appréhender les karats, l’un veut les éliminer tout simplement, l’autre veut arriver à vivre avec. C’est une chose qui revient au même parce que les asservir ne vas pas rendre le contact avec eux plus amical. On sait que la ville est séparée en deux avec un côté obscure très clairement défini comme étant celui des arènes ou les autorités n’ont ici-bas que le nom et que les puissances locales s’accordent du terrain à coup de karats surpuissants. Les relations entre les personnages sont ambiguës, surtout celle entre les deux personnages principaux, si au final elle ne laisse plus de doute, on peut penser qu’elle est étrange, surtout lors du pacte. Je m’arrête là pour éviter de spoiler. Pour finir je pense que l’auteure a voulu parler ici de la possibilité de vivre dans une société avec des différences, les apparences sont différentes ainsi que les modes de vie, mais il y aura toujours des personnes mal intentionnées qui voudront prendre le dessus sur d’autres, on le voit clairement dans Stray Dog.

Conclusion :

On a une intrigue qui se construit tout au fil du manga dans un rythme qui est appréciable, l’histoire de Stray Dog est bien pensée et surtout riche en références, on a hâte de voir la suite pour observer la tournure des événements. Ce tome pourrait se suffire à lui-même car on peut considérer qu’il a une fin. Il paraîtrait qu’un deuxième tome sortira donc soyons patient et profitons encore de celui-ci qui est sorti cet été 2015 et qui est une belle surprise. Avec un tome assez volumineux, environ 300 pages, et une couverture plus que travaillée, Glénat se donne les moyens de réussir avec un manga français, à l’instar de Shochu on the Rocks et d’autres encore, on voit maintenant que le mariage des français avec le manga est consommé même si nous n’avons pas encore beaucoup de titres disponibles.

L’Otaku poitevin

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3 réflexions au sujet de « Stray dog, manga french touch 2.0 »

  1. Personnellement la suite sera sans moi! L’aspect visuel est très jolie bien que je blâme le manque de compréhension durant les phases d’action, l’histoire n’est pas des plus originales mais se laisse suivre. Mais ce qui me rebute c’est le sentiment que le manga n’arrive pas à choisir entre une atmosphère sombre ou comique. Le visuel, l’histoire etc… fais penser à un manga sombre et au tournant d’une discussion sombre dans une prison noir une blague très mal amené sort de nul part et pendant deux cases le visuel passe de sombre à comique.

    Cela ce déroule plusieurs fois durant la lecture, alors que l’atmosphère devient sombre et pesant une blague, bien souvent très très mal écrite, arrive et casse tout, comme si le manga n’arrive pas a assumer son envie d’être sombre ou comme si il fallait toucher le plus de publique. J’aime beaucoup les mangas comiques mais là je n’ai jamais esquisse un sourire, même plus je trouvais cela navrant.

    Pour cela j’ai eu de la peine à finir le premier tome et ne compte pas me procurer la suite. Dommage car l’envie de soutenir les mangakas non-japonais est quelque chose que je trouve important.

    • Effectivement, les quelques blagues tombent comme un cheveux sur la soupe, néanmoins je trouve cela anecdotique et n’enlève en rien (pour moi) cette ambiance dark. Je n’ai moi non plus pas souri avec ses vannes, et je te remercie de ta remarque je ne m’étais même pas posé la question de savoir si l’auteure avait voulu rendre son manga comique parce que la dessus c’est raté.
      Et pour savoir si c’est « fanservice » il faudrait qu’on lise l’ouvrage original en version fanzine parce qu’il me semble que pour le manga il a été un peu retravaillé mais pas tant que ça. #l’Otaku poitevin

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