Gundam Iron-Blooded Orphans : Quand space-opera rime avec enfants soldats [Critique]

poster Gundam Iron-Blooded Orphans

© Sunrise

Titre : Gundam Iron-Blooded Orphans

Studio : Sunrise

Réalisateur : Nagai Tatsuyuki

Genre : Mecha / Space-Opéra

Site officiel : Site officiel

Présentation :

Après un G no Reconguista assez moyen, Sunrise reviens en Octobre dernier avec Gundam Iron-Blooded Orphans à un style graphique beaucoup plus classique et à un scénario d’une maturité rare.

Est-ce une réussite ? Oui ça l’est ; c’en est même une totale ! Mais pourquoi ça l’est ? La réponse est dans les lignes suivantes.

Synopsis :

Trois décennies après un conflit entre la Terre et la colonie de Mars connu sous le nom de « la Guerre des Calamités », la relation entre les deux planètes n’est toujours pas au beau fixe. Kudelia Aina Bernstein, une jeune aristocrate martienne décide de se rendre sur Terre afin de parler de l’indépendance de la planète rouge. Elle est escortée durant son voyage par le CSG (Chryse Guard Security), une société militaire privée dans laquelle travaillent Mikazuki Augus et Orga Itsuka. Profitant d’une attaque de Gjallahorn, le despotique mouvement de maintien de la paix Terrien, Orga saisi l’opportunité de se libérer de leurs oppresseurs en déclenchant une mutinerie. Mikazuki et Orga se retrouvent donc à la tête de l’entreprise militaire, renommée Tekkadan, et avec une mission, escorter Kudelia Aina Bernstein sur Terre.

Critique :

Par où puis-je bien commencer ? D’un point de vue technique je ne saurais que dire. Il y a bien de rares moments où le dessin et l’animation sont un peu moins précis qu’à l’accoutumée, généralement pendant des scènes de discussion sans grandes importances, mais dans l’ensemble la série est irréprochable.

 

Rendez-vous compte par vous-même, combien de séries proposent encore aujourd’hui des combats de Mechas d’un tél dynamisme sans avoir recours à des modèles 3D froids et disgracieux ? Très peu, ce qui rend l’animation d’Iron-Blooded Orphans encore plus appréciable. De plus l’utilisation judicieuse d’une caméra 3D lors des scènes de combats permet des angles de vue de mouvement unique.

Il faut dire que Sunrise n’a pas pris n’importe qui pour faire le travail. Le staff comprend en effet Abe Munetaka et Arisawa Hiroshi qui sont des animateurs habitués de la licence.

image mika orga gundam iron-blooded orphans

Mikazuki et Orga, des frères de cœur qui s’accompagnent quelle que soit la situation

Du côté de la réalisation et du scénario on retrouve respectivement Nagai Tatsuyuki et Okada Mari. Ces deux personnes ont notablement travaillées sur AnoHana (je vous épargne le nom complet 😉 ) et cela se ressent. Gundam Iron-Blooded Orphans nous offre des personnages et une intrigue profonds et matures comme c’est rarement le cas.

Dès les premières minutes le ton est donné, on suit Mikazuki Augus et Orga Itsuka, deux enfants soldats/esclaves au service de la société CSG. La série commence donc par une prise de pouvoir violente pendant laquelle Mikazuki n’hésite pas à abattre froidement ses bourreaux. Et ce sera comme ça tout au long des 25 épisodes de l’anime. Bien qu’étant des enfants, les Tekkadan, et principalement Mikazuki, pilote du Gundam Barbatos, sont avant tout des mercenaires ayant grandi dans la guerre et la misère. De fait, bien qu’étant les personnages principaux, la série nous demande en permanence de remettre en question les actions de ces jeunes. Tout au long de leur périple, les personnages se retrouveront face à des situations qui n’auront de cesse de faire évoluer leur psychologie, et nous demandera de revoir notre jugement sur eux. Mais quand je parle d’évolution, je ne parle pas seulement pour les deux personnages principaux. Dans G-Tekketsu (autre appellation de la série) tous, je dis bien tous, les personnages ont un développement. On se retrouve donc à s’attacher à chacun d’entre eux ce qui rend leur mort d’autant plus douloureuse.

Oui car il ne faut pas oublier que l’on suit  une équipe de mercenaires, et si les ennemis de Gjallahorn (je vous rassure moi non plus j’ai jamais réussi à prononcer ce nom) se font décimer par dizaine, certains de nos héros y laissent aussi leur peaux. La mort est un élément principal auquel devront faire face les personnages et le traitement du sujet est particulièrement réussi, chaque personnage réagit différemment.

image kudelia gundam iron-blooded orphans

Kudelia est un personnage qui gagne en profondeur et en maturité au fil des épsiodes

Cet anime reflète donc le long parcours initiatique de ces jeunes soldats livrés à eux même et devant surmonter de nombreuses épreuves à la fois militaire que humaine. Mais ce n’est pas tout, car que serait une série Gundam sans une intrigue politique ? Principalement développée dans la seconde moitié de la série cette intrigue est rondement menée et ne manquera pas de rappeler des œuvres comme House of Cards. En effet, derrière les batailles militaires, chaque camp, qu’il soit allié ou ennemi, fait tout pour défendre ses propres intérêts. On se retrouve donc à se passionner pour la trahison et autre joyeuseté dont sont capables les protagonistes.

Dernier point, mais non des moindres, l’OST est toujours là pour mettre en perspective le récit grâce à des thèmes musicaux très forts. La bande son est réalisée par Aketagawa Jin qui, comme le réalisateur et la scénariste, avait travaillé sur AnoHana. Le thème principal notamment restera à coup sûr dans la tête tant il est puissant. Il reflète à la perfection la persévérance dont font preuve les Tekkadan mais aussi leur fougue. Écoutez ça :

Conclusion 

Que vous soyez fan de Mecha et  de Space Opera ou pas, si vous êtes à la recherche d’une série mature (et pas seulement dans le sens il y a du sang et de la bagarre), Gundam Iron-Blooded Orphan est un excellent choix. Personnellement, j’ai rarement été autant choqué par une série « grand public ».  Étant fini, vous pouvez donc « binge watcher » à volonté cette œuvre disponible aussi bien sur Wakanim que sur Crunchyroll. Et pour ceux et celles qui l’auraient déjà vu, vous serez surement ravis d’apprendre l’arrivée d’une saison deux à l’automne prochain. Ah et sinon AnoHana ressort en ce moment sur Wakanim 😉 .

par Joystikman

3 réflexions au sujet de « Gundam Iron-Blooded Orphans : Quand space-opera rime avec enfants soldats [Critique] »

  1. Ping : gay dating scene in seattle wa

Commenter, c'est partager