Shokugeki no soma [critique]

Titre : Shokugeki no Somashokugeki no soma 01

Auteur : Yuko Tsukuda

Dessins : Shun Saeki

Date de sortie : 2012, 14 volumes, en cours.

Éditeur : Tonkam

Genres : Comédie, gastronomie, nekketsu.

Cible éditoriale :  shonen

 

Synopsis :

Jôchirô le père de Soma

Sôma Yukihira travaille dans un petit restaurant familial avec son père. Ceux-ci s’adonnent souvent à des concours de recettes pour voir quel plat est le meilleur, et bien sur Sôma n’a jamais gagné contre son paternel. Un jour celui-ci ferme le restaurant pour partir à l’étranger, et envoie son fils dans une école culinaire d’élite, l’école Totsuki. Il y fera la rencontre de Erina Nakiri, petite fille du directeur de l’école, et ne voulant pas de lui dans l’établissement, ainsi que Megumi Tadokoro, jeune fille risquant de se faire renvoyer vu ses résultats scolaires. Le jour de son arrivé, et suite à un discours, notre jeune héros se mettra à dos toute l’école. Mais son ambition le pousse toujours à aller de l’avant, afin de surpasser son père un jour….

 

Critique :

Beaucoup de manga ou d’animés ont traités du domaine de l’art de la table, ou de la gastronomie, pour citer parmi les plus connus, Les gouttes de dieu, le petit chef (mister Ajikko ) , Yumeiro pâtissière, ou bien alors Yakitate Ja-pan. Et une conclusion vient à notre esprit, l’art du déraisonnable dans la manière de parler des plats ou autre, est fort présent dans ce style de manga/animé. He oui ! Il y des scènes surréalistes dès que le plat est magnifiquement bon, comme courir nu dans les champs ou autres sortes de folies. La description de ceux-ci sont totalement délirants selon ce que l’on lit. Comme par exemple dans Yakitate Ja-pan, où lors d’un concours le juge tombe évanoui tellement le pain est bon, ou alors Gaspard savoureux dans le petit chef lorsqu’il goutte pour la première fois le plat du jeune héros, et parfois plus poétique comme dans Les gouttes de dieu, même si cela reste quand même exagéré.ecchi shokugeki no soma Heureusement que dans la vraie vie, cela ne se passe pas comme ça. Mais ne critiquons pas, car les manga font partis de nos passions, et c’est justement ce qui fait que l’on aime lire un manga, ou regarder un animé déjanté, juste pour s’évader. Il est vrai que ça ne doit pas être évident de pouvoir retranscrire des sensations dans ce genre d’oeuvre, donc il faut bien montrer au lecteur ce que les protagonistes ressentent, en faisant des comparaisons totalement délirantes. Dans Shokugeki no Soma : food wars, l’apogée du grand n’importe quoi est très présent. Les filles ont des orgasmes lorsqu’elles goûtent un plat, le directeur de l’école se met torse nu quand ce qu’on lui a servi est bon…. Mais cela n’enlève pas totalement la qualité de l’œuvre, même si le fan service y est fortement présent.

Le manga est plutôt bien fait, et les dessins sont assez sympas. Les personnages sont attachant et variés, Sôma Yukihira, le personnage principal, est effronté, mais a de grandes qualités, comme l’honnêteté, le courage, et ne reculera devant rien pour aider ses amis, et se remettra en question en cas de défaite afin de pouvoir se surpasser. Megumi Tadokoro, jeune fille timide et peu confiante en elle, montrera qu’elle a de grandes capacités au fur-et-à-mesure que l’on avance dans l’histoire.

Megumi

Tout cela en partie grâce à ses amis, et surtout Sôma qui la soutiendra à plusieurs reprises. Erina Nakiri, un fin palais, « ennemie » jurée de notre héros, se montrera de plus en plus humaine vis-à-vis de lui, la soupçonnant même d’avoir des sentiments à son égard. Derrière son côté arrogant, elle reste une fille pas si dure que cela, même à la vue de ses grandes capacités culinaires.

Maintenant d’autres personnages se greffent là-dessus comme les membres de l’étoile polaire, dortoir qui par le passé fût l’endroit qui regroupait les meilleurs étudiants de l’académie Totsuki. Et bien sûr pensons aux rivalités que Sôma aura avec d’autres élèves comme par exemple Nikumi, une fille experte en viande, ou bien alors Takumi Aldini et son frère, deux Italiens, eux aussi ayant fait parti d’un restaurant familiale. Celui-ci voulant se confronter à Sôma, car pour la cérémonie d’ouverture, celui-ci avait dit qu’il serait le meilleurs élève de l’institut. Par la suite tout ce beau petit monde commencera à se rallier à la cause du héros, et des amitiés/rivalités naîtront. Maintenant comment ne pas parler du conseil des dix maitres ? Il existe au sein de l’établissement, un conseil qui regroupe les dix meilleurs élèves, et justement, Sôma vise la première place ! Il aura fort à faire, car déjà dans les premiers tomes, une sorte de sélection va se faire lors d’un camp dans un hôtel luxueux, et les épreuves seront pas de tout repos. A savoir qu’à la fin de leurs études, seulement 10% des élèves sortiront avec leur diplôme.

Erina Nakiri

Erina Nakiri

Shokugeki no Soma se base sur la compétition, et voir ceux qui sont capables de s’en sortir, car le monde de la restauration est très dur. Seuls les meilleurs seront les vainqueurs; dépasser ses capacités, toujours aller de l’avant, et montrer un sens des responsabilités. Savoir aussi se sortir de n’importe quelles situations en trouvant une solution en cas de pépin. C’est un monde cruel, les plus faibles ne sont pas à la hauteur de pouvoir y régner, et les plus forts pourront affronter les échecs et se relever. Ce monde existe bien dans le monde réel. Forcément le conseil des dix maitres est presque tout puissant dans l’académie, il prend des décisions, et personne ne peut dire quoi que ce soit, même pas le directeur. 

Il semblerait au fil de l’intrigue, que ce conseil n’est pas si blanc que ça, et certaines magouilles seraient à prévoir… D’ailleurs Satoshi Isshiki, à la septième place du conseil espère bien que Sôma bouleverse un peu les choses dans l’école. On en sait pas plus au début, mais par la suite… Nous n’en diront pas plus. Shokugeki no Soma : food wars porte bien son nom, car c’est une véritable guerre que chaque étudiant se livre, chacun ayant son propre combat à faire pour lui-même. Ainsi ce n’est pas qu’une simple comédie qui parle de cuisine, mais une réflexion sur les ambitions de chacun, et le but à atteindre. Entre compétition, échecs, et prendre de la maturité, il aborde beaucoup de sujets derrière son côté loufoque.

le conseil des 10

Le conseil des 10

 

Conclusion :

Un bon manga, une fois passé le fan service, et son côté humoristique, nous pouvons nous épancher sur quelque chose de plus profond qu’il n’en a l’air. Bien sûr il reste un manga de divertissement, mais il ne fait pas que parler de cuisine. Il parle de rivalité, de ce conseil qui à la main mise sur l’établissement scolaire, et est entre autre comme la bonne parole de l’école, personne n’est au-dessus d’eux, ils ont le pouvoir absolu. Une seule personne assez effrontée peut leur tenir tête, malgré ses apparences d’idiot. L’ouvrage se lit très bien, on ne s’ennuie pas, quelques incohérences à noter comme la cuisson du bœuf bourguignon, voire même la recette qui ne suit pas du tout celle que l’on fait sur notre territoire. Mais passons sur les détails, et disons que ce manga se laisse lire facilement, il n’est pas déplaisant, bien au contraire, et vous passerez un bon moment. Il existe une série animée en cours, que beaucoup de personnes connaissent. Pour l’instant 23 épisodes que vous pouvez suivre sur ADN. Sur ce, bon appétit !

Tof

Soma

Soma

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