Shingeki no Bahamut [critique]

shingeki no bahamut - afficheTitre : Shingeki no Bahamut, Rage of Bahamut

Réalisateur : Keiichi Satô

Scénariste :  Keiichi Hasegawa

Studio : MAPPA

Genres : aventure, fantastique, mythologie, magie

Éditeur (fr.) : wakanim et dybex





Shingeki no Bahamut est l’adaptation en anime du jeu de cartes sur smartphone Rage of Bahamut.

Il a été réalisé par Keiichi Sato, qui a notamment fait Saint Seya : La Légende du sanctuaire. Le scénario est écrit par Keiichi Hasegawa pour le studio MAPPA (Kids on the Slope, Terror in Resonance). L’anime a été diffusé en simulcast vostfr par l’éditeur wakanim.

Synopsis :

Amira - shingeki no bahamut

Amira, la voleuse de clé

Il y a longtemps, un énorme Dragon, le Bahamut, ravagea tout sur son passage. Afin de le sceller, les anges, les démons et les humains s’allièrent. La clé du sceau est divisée en deux parties, l’une appartenant aux démons, l’autre aux anges (et les humains se taisent et ferment leurs gueules). Toutefois, 2000 ans plus tard, les Dieux se font voler leur clé par une étrange fille, Amira. Dans sa fuite, elle tomba sur Favaro, un mercenaire. En effet, celui-ci s’est vanté de connaître Helheim, une mystérieuse cité que désire rejoindre Amira, mais dont elle ne connait pas le chemin. Par un concours de circonstance, elle le transforme en partie en démon en lui ajoutant une queue (aucune référence à Bible Black là-dedans, enfin je l’espère) l’obligeant ainsi à la suivre pour espérer se faire enlever ce petit ajout. Ce dernier est poursuivi par le chevalier Keisar, un chevalier au look et aux manières très différents de Favaro. Il finit également par accompagner Amira dans sa quête et ils forment ainsi un trio.

Ma critique :

L’univers

L’univers de Shingeki no Bahamut prend place à une époque Moyenâgeuse dans un monde ressemblant à la Terre et plus particulièrement à la France du XIIeXIVe siècle où se côtoient Dieux, Démons, Hommes, zombies, et d’autres créatures ayant un rapport avec la religion. Le système politique est féodal et la chevalerie y est très présente. L’histoire possède également des éléments ayant réellement existé comme Jeanne d’Arc.

Toutefois, il est difficile de réellement associer son univers et son scénario à l’histoire de la France, notamment parce qu’il y a de nombreux éléments fantastiques (dragons, zombies, démons, anges, etc.). Il s’agit avant tout d’un outil de base d’inspiration pour l’auteur.

Les personnages

Favaro et Keisar

Favaro et Keisar, ami ou ennemi ?

Tout d’abord, le trio sur lequel se concentre l’histoire rappelle beaucoup celui du fameux Samurai Champloo. Favaro est le stéréotype du mercenaire débile (rappelant un peu Luffy de One Piece d’ailleurs) et lkaisar se comporte comme un preux chevalier. C’est devenu un procédé humoristique courant que de faire interagir deux  personnages aux caractères bien différents. Bien que cela ne soit pas particulièrement original, il faut admettre que le tour est réussi et qu’on apprécie de les voir interagir entre eux. De plus, leur relation va plus loin que le simple fait d’être différent. Il y a un lien indicible, qui les unit depuis l’enfance et qui amènera à quelques moments touchants, voire un poil dramatique. Enfin, on ne nous montre pas, comme c’est le cas dans Code Geass avec la paire Suzaku-Lelouch, qu’ils sont différents avec des scènes débiles comme « je vais aller attraper un  chat en haut d’un toit, trop lolol ». C’est par leurs actes que l’on remarque leurs caractères opposés. Ensemble, ils accompagnent une jeune fille, Amira, elle par contre, n’a rien à voir avec Fuu. Il s’agit d’une jeune fille aux cheveux roses et aux aires ingénues (ce qu’elle est vraiment d’ailleurs). Elle ne semble rien connaitre du monde et a pour seul objectif d’aller dans une mystérieuse ville appelée Helheim, afin de retrouver sa mère. Pour des raisons inconnues, elle  aurait volé la clé des dieux permettant de ressusciter le monstre Bahamut. Ainsi, elle est poursuivie par les démons, mais également par les anges, ainsi que Jeanne d’Arc et ses Chevaliers. Bref un joyeux monde et c’est pour ça qu’elle décide de s’entourer de ses deux compères, en n’en transformant partiellement un en démon, en l’occurrence Favaro. Pour compléter ce trio, il y aura également une fille-zombie, Rita, nécromancienne à ses heures perdues. Elle ne semble ressentir aucune émotion, elle garde le plus souvent un visage figé et inexpressif. Toutefois, derrière ce masque se cache une fille triste, ayant beaucoup de préoccupation pour ses amis.

Bacchus - dieu

Bacchus, un buveur invétéré

Pour les dieux et les démons, les références à diverses mythologies et religions sont omniprésentes…Ainsi Bacchus est le dieu romain du vin, de l’ivresse et des débordements. Il est accompagné de Hamsa, une oie, symbole empruntée à la mythologie hindouiste qui sert de monture au dieu créateur brahmâ. Pazuzu est empruntée à la mythologie mésopotamienne et Azazel est un Démon qu’on retrouve dans la chrétienté. Il en va de même pour les anges (Michael, Gabriel et Uriel). On se retrouve avec une certaine diversité. On notera également que la ville Helheim est tirée de la mythologie nordique.

Ensuite, un point appréciable, c’est le fait de ne pas connaître qui sont les méchants et qui sont les gentils avant un moment. On suit le trio principal et on est plongé dans le point de vue d’Amira, voleuse de la clé. De ce fait, elle est poursuivie aussi bien par les démons que par les Dieux. On peut dès lors autant penser qu’elle est la méchante ou qu’elle est la gentille car on ne sait pas qui a raison et qui a tort. Toutefois, il y a quand même un brin de manichéen. Les démons sont assez souvent représentés comme de viles créatures, appartenant aux ténèbres alors que les anges représentent la lumière. Il s’agit certes d’une convention habituelle, mais parfois changer les mœurs peut être intéressants.

Scénario, OST et graphisme

Jeanne d'Arc - shingeki no bahamut

Jeanne d’Arc

Son scénario n’est pas bien original. Des œuvres mettant en scène des démons, des dieux, des chevaliers et de la magie sont légions et ont en trouvent en quantité. Toutefois, si Shingeki no Bahamut surprend c’est dans sa démesure qui scotche le téléspectateur devant l’écran. Les nombreux personnages bien badass comme Bahamut, les divers Anges, Dieux et Démons et la légendaire Jeanne d’Arc et ses chevaliers chevauchant des…dragons, tout est fait pour en mettre plein la vue. Il y a eu également un énorme travail sur l’animation, fluide et à couper le souffle. Les combats sont juste époustouflants, ils en mettent plein la vue un peu comme un Shingeki no Kiojin au titre si proche. C’est de l’épique sans tomber dans les clichés comme le récent Le Hobbit 3 : la Bataille des Cinq Armées.  L’épisode 1 est un bon exemple car il commence sur une course poursuite entre Favaro et Ikaisar rappelant les bons vieux Pirates des Caraïbes avec Jack Sparrow. De plus, ses OST sont juste classes à souhait et varient entre la musique hispanique à la Zorro et les champs d’églises. L’utilisation de la 3D, bien qu’elle fasse parfois tache dans les décors, ajoute un vrai plus à ce côté démesuré et est donc employé à bon escient.

Pour ce qui est du chara-design, celui du Bahamut est désastreux et ressemble vaguement à un Godzilla avec des ailes.  Favaro possède un style…particulier avec sa coupe afro mais c’est justement ce qui est cool. Kaisar a le look du chevalier servant, correspondant ainsi à son caractère.

En conclusion, Shingeki no Bahamut se révèle être une grosse surprise. Le scénario bien que classique est très intéressant. Les mises en scènes sont top, ainsi que les OST. Le trio de tête est attachant et leurs relations ainsi que leurs personnalités est bien développée. Enfin, l’univers dieu, démon, âge, zombie prend très bien et permet d’avoir un mélange démesuré. Si Shingeki no Bahamut avait pour objectif de faire de la publicité pour le jeu dont il est issu, alors c’est un pari réussi.

Sources de l’article (fiche technique + présentation) :

Opening :

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