Ōban, Star-Racers, au-delà des rêves, au-delà des étoiles

Oban star racer affiche

© Sav! The World Productions

Titre : Ōban, Star-Racers 

Studio fr : Sav! The World Productions

Studio japonais : Bandai Visuel et Hal FilmMaker

Créateur : Savin Yeatman-Eiffel

Genre : science-fiction

Site officiel : Site officiel

Présentation :

les 2 reines

Les 2 Reines
© Sav! The World Productions

Ōban, Star-Racers est une production franco-japonaise au même titre que Les Mystérieuses Cités d’or. Elle a été créée par Savin Yeatman-Eiffel. Le studio français qui s’en est occupé est Sav! The World Productions (STW), un petit studio qui ne compte que cette série à son actif. Il travaillerait néanmoins en ce moment sur une autre série : Les 2 Reines. En ce qui concerne les studios japonais, STW a travaillé avec Bandai Visuel et Hal FilmMaker. C’est aussi la célèbre compositrice Yoko Kanno (Cowboy Bebop, Escaflowne) qui signe les chansons du générique, et Taku Iwasaki (Whitch hunter Robin, Black Cat) qui compose les musiques de fonds. Pour une collaboration optimale, l’équipe artistique de STW a vécu durant deux ans à Tokyo. Il a fallu pas moins de six ans de développement et de deux ans et demi de production pour que la série voie le jour.

Sources des informations : Interview de Savin Yeatman-eiffel par TF1.fr et wikipédia.org, ainsi que le Site officiel.

Pour les intéressés, il existe encore d’autres interviews de l’auteur sur la toile, dont celui de ecranlarge.com.

Synopsis :

Oban star racers

L’Avatar
© Sav! The World Productions

En 2057, la Terre était menacée d’invasion par un peuple extraterrestre connu pour sa férocité : les Krogs. . Toutefois, au moment où tout semblait perdu, l’Avatar, être surnaturel, annonce qu’il organise une course qu’il décrit comme la « confrontation ultime » et qu’il nomme « La Grande Course d’Ōban ». Pour y participer, il faut respecter une trêve avec les autres nations, c’est-à-dire de ne pas envahir une autre planète/nation. Ce qui repousse l’invasion Krog.

25 ans plus tard, Molly est une jeune fille vivant dans un pensionnat pour enfant « riche ». Son père, l’a laissée là-bas à la mort de sa mère car il n’avait pas le temps de s’occuper d’elle. Il dirige en effet une grande écurie de Star-Racer. Un jour, elle décide de s’enfuir de chez elle pour aller le rejoindre. Il se trouve qu’au même moment, son père est contacté par le gouvernement pour participer à la Grande Course d’Ōban car le jour J est enfin arrivé et que gagner cette course ainsi que le mystérieux prix qui semble être promis au vainqueur pourrait sauver la Terre. Elle arrive à se glisser dans le convoi qui part pour le premier lieu de la course et cache sa réelle identité à son père en employant le pseudonyme de Molly. Par la force des événements, elle finira par piloter le vaisseau de l’équipe terrienne.

L’univers :

L’anime se déroule dans un univers de science-fiction. La Terre a pu entrer en contact avec d’autres peuples et s’est unifiée sous le nom de la Coalition Terrienne Les courses de Star-Racer, des vaisseaux spatiaux, sont populaires. Toutefois, elle semble moins avancée technologiquement qu’une autre nation : les Krogs.

Personnage :

Molly dans Oban star racers

Molly
© Sav! The World Productions

Molly est une fille touchante et naturelle. C’est également une passionnée de mécanique, ce qui change agréablement du stéréotype habituel « fille = jouer à la poupée ». C’est dans ce personnage que l’on remarque la touche française. Tout d’abord, parce qu’une fille comme personnage principal dans un anime autre qu’une romance est chose rare dans l’animation japonaise (malheureusement c’est la dure réalité). Ensuite, il n’y a pas d’exagération dans son caractère, ce n’est pas une excitée, elle n’a pas une énorme poitrine et il n’y a pas de fan service à deux balles. Alors oui, tous les animes ne possèdent pas des filles présentant ces défauts, Chihayafuru en est un bon exemple, mais force est de constater qu’il y en a une forte proportion. Bien entendu, la France a encore du progrès à faire concernant ses personnages féminins comme le soulignait madmoizelle.com dans son excellent article L’animation française et ses personnages féminins. Cela reste néanmoins un meilleur élève en la matière que le Japon. Sa motivation pour gagner la course d’Ōban n’a rien à voir avec l’envie de sauver la Terre, surtout qu’elle n’est pas au courant de tous ses aboutissements. Elle souhaite avant tout être aimée et acceptée par son père. Elle a toutefois de la peine à communiquer avec lui, cachant même son vrai prénom en utilisant le pseudonyme de Molly.

Oban Star Racer

Stan, Don Wei et Koji
© Sav! The World Productions

Le père, Don Wei, est assez froid, autoritaire et distant. Toutefois, derrière ce masque se cache une sensibilité mise en vieille depuis la mort de sa bien-aimée, événement dont il ne s’est jamais vraiment remis. C’est ainsi l’occasion de voir une relation père-fille intéressante, développée et surtout touchante.

Jordan est l’artilleur de l’équipe. En gros, c’est lui qui déglingue les vaisseaux ennemis. Il deviendra vite ami avec Molly et aura tout aussi vite le béguin pour elle. Il agace vite par sa jalousie mais reste un mec sympa à suivre.

Rick Thunderbolt  est le premier pilote terrien. Il a gagné de nombreuses courses sur Terre, c’est pour cela qu’il a été choisi pour participer à la course d’Ōban. C’est une personne charismatique et très aimable qui aidera souvent Molly.

Les deux autres membres de l’équipe, Stan et Koji sont les mécaniciens de l’équipe. Ils forment ensemble un duo sympathique.

Pour les autres personnages, on peut encore noter, Aikka, prince d’un pays qui se liera vite d’amitié avec Molly, au détriment de Jordan. Toros est le représentant de l’Empire Krog pour la course d’Ōban. Ces attentions vis-à-vis de nos héros terriens seront tous sauf amicales.

oban star racers vaisseau

Coucou !
© Sav! The World Productions

Les divers protagonistes des courses ont tous des caractéristiques particulières. Que ce soit au niveau de leurs passés, de leurs mœurs, des raisons qui les poussent à participer ou encore de leurs vaisseaux. Et oui car le style de vaisseau est libre. On peut se déplacer via la magie, en utilisant un insecte ou si on est soi-même une sorte d’insecte géant, son propre corps. Chacun a ses avantages et ses défauts. Cette diversité rend également les courses très intéressantes et diversifiées.

Les différentes planètes visitées ont elles aussi leurs propres caractéristiques. Malheureusement on en voit trop peu et parfois on aimerait plus de détails. Chez certaines, il n’y a que la course qui est montrée et rien concernant le mode vie, le système politique, etc. Cela nous laisse souvent sur la faim.

Le mystérieux prix de la course et les fantasmes qu’il procure

Le prix qui sera remis au(x) vainqueur(s) n’est pas clairement indiqué et connaissant la puissance de l’Avatar, les rêves, voire les fantasmes les plus fous, naissent au sein des participants. Chacun a un objectif, un rêve, un souhait, un désir bien précis : ramener une campagne défunte, conquérir l’univers (spéciale dédicace aux krogs), préserver sa nation ou comme Molly, renouer avec son père. Les souhaits de leurs nations d’origines et de ceux des pilotes s’entremêlent, se croisent et ne sont pas forcément identiques. C’est notamment le cas pour l’équipe terrienne. Elle est envoyée pour sauver la Terre d’une invasion krogs, toutefois Molly, la pilote, a également son propre rêve.

Le scénario :

Un Krog dans Oban Star Racers

Moi, le méchant ? Noooon
© Sav! The World Productions

Comme pour la série Galactik Football, Ōban, Star-Racers ne propose pas seulement que des courses mais également une intrigue annexe. En effet, les krogs, qui convoitent le pouvoir de l’avatar veulent absolument gagner la course et tous les moyens sont bons, y compris le chantage. Toutefois, ce ne sont pas les seuls « méchants » de l’histoire, en plus des autres participants à la course, il y a une autre personne, plus dangereuse, qui n’attend que le bon moment pour frapper. Ce qui m’envoie à un des points faibles de la série, son côté manichéen très prononcé, un autre effet de la touche française, les occidentaux étant friands des combats entre les forces du bien et les forces du mal. Bien entendu, je n’ai rien spécialement contre avoir des gros méchants tout vilains pas beau. Mais force est de constater que les krogs ne sont absolument pas développés ni n’ont réellement une personnalité intéressante comme on peut le voir chez des méchants dans d’autres série notamment Kim Possible ou Les Supers Nanas. Toutefois, ils ont réussi à pimenter l’intrigue en ajoutant un mystérieux méchant, que l’on ne connait pas. On en apprend qu’au compte-gouttes sur ses agissements pour nuire à la course et l’équipe terrienne et sur ses réelles attentions.

Un vaisseau dans oban star racer

Les vaisseaux sont plutôt bien faits.
© Sav! The World Productions

Graphiquement, Ōban, Star-Racers fait bien son taf et nous permet aussi de voyager à travers l’espace en même temps que l’équipe. Les paysages, ainsi que les vaisseaux sont très beaux. Au niveau du chara-design on retrouve l’absence de nez comme dans Code Lyoko ce qui rend assez bizarre les visages de personnes portant des lunettes.

En outre, Ōban, Star-Racers possède un style très contemplatif. C’est par celui-ci qu’on reconnait la touche japonaise. L’animation est posée, il y a souvent des plans sur Molly, pensive regardant le ciel/étoile en quête de réponses à ses interrogations. Il y a une large place faite au sentiment des personnages, particulièrement Molly.

La bande son, réalisée par Taku Iwasaki, est très bien faite et accentue justement ce côté contemplatif de la série. L’opening permet de bien rentrer dans l’ambiance de la série. Les voix françaises sont tous très bien faites, notamment Molly qui est doublée par Gabrielle Jeru (Armanoïde/Lady dans la série Cobra) ainsi que Don Wei, doublé par Jérôme Keen (Master Keaton dans la série du même nom).

Opening français :

La fin :

Les véritables défauts de la série se trouvent dans sa fin. Mes arguments spoilent la série et sont destinés à ceux qui l’ont déjà vue. Pour voir le texte, il suffit de cliquer sur « afficher »

Afficher (attention : spoil)

En conclusion, Ōban, Star-Racers se révèle être une production franco-japonaise de très bonne qualité à l’instar de Les Mystérieuses Cités d’or. Son histoire, son côté contemplatif mais surtout son héroïne naturelle et attachante sont des qualités indéniables. Finalement, on s’y prend nous aussi à rêver comme l’héroïne en contemplant les étoiles. Malheureusement, ses quelques défauts par ci-par là comme des krogs trop clichés et une fin qui « casse » l’histoire l’empêche de devenir une série incontournable.

Ryan

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