City Hall saison 1, la magie de l’écriture

Nom : City Hall saison 1City Hall rémi Guérin Guillaume Lapeyre Ankama manga français Jules Verne

Auteurs : scénario :Rémi Guérin Dessin : Guillaume Lapeyre

Année de parution :

Nombre de tome : 3 tomes

Genres : policier, science-fiction, aventure

Éditeur :Ankama 

 

Sur les auteurs :

Rémi Guérin :

City Hall rémi Guérin Ankama manga français Jules VerneC’est un écrivain spécialisé dans le scénario de bandes-dessinées, il travaille régulièrement avec les mêmes personnes comme Guillaume Lapeyre ou encore Sébastien Damour. Ses œuvres comprennent entre autre, Les véritables légendes urbaines ou encore Kookaburra universe. (Source wikipédia)

 

Guillaume Lapeyre :

City Hall Guillaume Lapeyre Ankama manga français Jules Vernec’est un auteur de bandes-dessinées, il est spécialisé dans l’illustration et les dessins. C’est en collaboration avec des scénaristes qu’il fait ses œuvres comme Les chroniques de Magon, ou encore Le grimoire du petit peuple. (Source wikipédia)

City Hall une ville comme les autres

L’histoire de City Hall se déroule en Angleterre en City Hall rémi Guérin Guillaume Lapeyre Ankama manga français Jules Verne1902, mais l’époque est clairement non définie, il s’agit d’une uchronie. Les technologies numériques côtoyant les rouages et machines industrielles, le côté steampunk nous saute aux yeux très rapidement. Dans ce monde imaginé par les auteurs, l’écriture manuscrite est prohibée, plus que ça, elle a été effacée de l’histoire depuis deux cent ans. Les raisons officielles évoquent un souci écologique de l’ensemble du monde, mais les vrais raisons sont tenues secrètes et seule une poignée de personnes est au courant. L’écriture sur du papier révélerait un étrange pouvoir, celui de créer et on apercevra dans les rues de City Hall une gigantesque créature de dix mètres de haut commettre un crime. Partie aussi vite que sa venue cette créature sera mise sur le compte d’une explosion ce qui est peu crédible. Le maire, Malcolm Little, convoquera le chef de la police Mr Lester car les indices trouvés sur place laissent croire que le papier est revenu et qu’un individu s’en sert pour commettre des crimes. Le papier était utilisé autrefois pour créer toutes sortes de choses, en particulier les papercuts . Ces papercuts sont des automates plus ou moins doués de consciences et de facultés selon le talent de l’auteur qui les décrit sur le papier. Il suffisait d’écrire pour que ses choses deviennent réalité, connaissant la nature humaine on imagine rapidement la suite, les hommes ont commencé à se faire la guerre avec les papercuts et il a été décidé de l’interdire. Avec ce retour tonitruant de papercuts à City Hall, le maire décide de convoquer pour l’enquête deux jeunes auteurs plein d’avenir et bourrés de talent, Jules Verne et Arthur Conan Doyle, épaulé par Mlle Earhart qui est un agent spécial américain, ce trio va chercher à savoir qui est derrière ces papercuts.

Un manga truffé de bonnes idées !

City Hall rémi Guérin Guillaume Lapeyre Ankama manga français Jules VerneCe long synopsis vous l’a peut-être déjà démontré, ce manga à un univers richissime. On est plongé quasi instantanément dans une enquête policière des plus passionnantes. La problématique du papier et de l’écriture est mise en place d’une manière un peu bancale car c’est vraiment gros. Malgré cela le reste tient bien la route et au fil de l’enquête on se voit essayant de deviner qui est Lord Black Fowl (le méchant). Parlons un peu des points forts de ce manga, l’histoire et le rythme de la lecture. L’univers inventé par les auteurs est complexe mais l’immersion est quasi instantanée. Les événements s’enchaînent sans perte de  temps et la lecture bénéficie d’un dynamisme grâce à des dialogues efficaces, ils sont parfois un peu longs mais l’action les entrecoupe évitant de rendre la lecture pénible. A la façon d’un Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle trouve des indices cachés dans les scènes de crimes et expose ses raisonnements. On est sur un style très classique au niveau de la narration lors de ces passages d’enquêtes, relevé d’indices suivi par une déduction et une action.

Le dessin de Guillaume Lapeyre est précis, il fourmille de détailsCity Hall rémi Guérin Guillaume Lapeyre Ankama manga français Jules Verne et l’univers steampunk est très bien retranscrit sans pour autant prendre le dessus dans le visuel. On a donc une touche bien maîtrisée d’éléments de science-fiction et d’éléments plus classiques. Les personnages sont visuellement beaux, le décolleté plongeant de Mlle Earhart est plongeant, les jeunes  enquêteurs sont jeunes, blagues à part on reconnait bien les personnages, il n’y a pas de risque de les confondre chose qui peut arriver quand plusieurs personnages ont le même profil. Les décors sont riches et variés, c’est clairement un atout de City Hall. Un petit bémol pour certaines actions qui sont légèrement brouillonnes, on a du mal à suivre les combats notamment mais on est sur du détail, dans l’ensemble c’est plus que bien.

City Hall rémi Guérin Guillaume Lapeyre Ankama manga français Jules VerneUne autre originalité de la série que vous aurez pu deviner en lisant les lignes précédentes, c’est les noms des personnages utilisés. Tous les protagonistes de City Hall sont des personnes ayant existé ou étant fortement inspiré d’elles et surtout elles sont des auteurs reconnues ou ayant été importantes. On peut trouver le maire Malcom pour Malcom X, Lincoln fera plusieurs apparitions, Harry houdini le célèbre magicien, Marry Sheller l’auteur de Franckenstein ou encore Lovecraft l’auteur de science-fiction. Ce méli-mélo de noms et de références est aussi bien agencé, nous ne sommes pas envahis de références en tout genre, il y en a beaucoup mais elles sont placées intelligemment. Selon moi c’est également un autre point positif, trouver une référence à Lacan dans un manga c’est improbable ! (Lacan est un psychanalyste très connu pour être un spécialiste comme Freud mais moins grand public).

Comment conclure ? En essayant d’ordonner les éléments de cet écrit ^^.  City Hall est un manga riche, en références, surtout en références bien exploitées. L’idée d’utiliser des personnages connus est juste excellente. L’histoire est bien ficelée, l’intrigue tient la route et est bien prenante.  La première saison se finit sur un bon cliffhanger et donne envie de suivre la suite. Le tout sur une base graphique intéressante avec un dessin dynamique et fin couplé à des décors magnifiques. Que de superlatif pour cette production française mais c’est un des meilleurs mangas français selon moi.

L’Otaku Poitevin

Une réflexion au sujet de « City Hall saison 1, la magie de l’écriture »

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